Dr. Edward A. Christow, Représentant Résident du PNUD Maroc

Monsieur le secrétaire général de l’ONDH

Mes chères/chers collègues des agences des Nations Unies,

Nos chères/chers partenaires,

Mesdames et messieurs les représentants des médias et de la société civile,

Chers jeunes leaders,

Mesdames et messieurs,

Je suis heureux de prendre part à cet important événement sur la présentation du 2ème rapport national sur le développement humain « Être jeunes au Maroc de nos jours ».

Permettez-moi de saisir l’occasion qui m’est offerte pour remercier le Gouvernement du Maroc et saluer son ferme engagement en faveur du développement humain, la lutte contre la pauvreté et la réalisation des ODD. L’adoption du nouveau modèle de développement en est certainement une éloquente illustration.

L’engagement du Maroc à œuvrer à la réduction des inégalités n’a cependant cessé de se confirmer au cours des dernières années. De nouvelles approches s’esquissent en termes de politiques de développement social intégré qui visent à l’amélioration de l’accès des populations défavorisées aux services sociaux de base, la réduction de la pauvreté dans le monde rural et le péri urbain et la mise en place d’activités génératrices de revenus et la promotion de l’emploi pour les jeunes.

Mesdames et Messieurs,

Le développement humain, comme le rappelle le Rapport Mondial du PNUD sur le Développement Humain de 2015, ne se résume pas aux ODD, mais ceux-ci en constituent cependant un outil performant pour la mesure des progrès réalisés vers la création d’une société mondiale plus équitable, plus juste et moins affectée par la pauvreté.

Permettez-moi à ce stade de rappeler également que l'IDH, l'indicateur de développement humain a été développé il y a 20 ans pour donner une dimension additionnelle à un indicateur lui-même composite qui est le PIB par tête. Le PNUD à l'époque avait innové en la matière en soulignant que le développement n'était pas uniquement une question de croissance PIB par tête mais qu’il devait également prendre en compte la qualité de vie des citoyens. C’est ainsi que deux autres indicateurs furent retenus : l’espérance de vie et l’éducation. Ces indicateurs sont évidements importants mais pas exclusifs, d’autres dimensions du développement ont depuis été développées telles la participation, l’égalité homme/femme, les libertés publiques…

En 2010, le PNUD a repensé sa méthodologie de calcul de l’IDH en adoptant les trois mesures : l’Indice de Développement Humain Ajusté aux Inégalités, l’Indice d’Inégalité du genre et l’Indice de la Pauvreté Multidimensionnelle.

L’indice global pour un pays, comme le montre le cas du Maroc, peut en effet dissimuler le fait que certains groupes, au sein d’un même pays, ont des niveaux de développement humain très différents. On obtient les IDH désagrégés en utilisant les données des composantes de l’IDH relatives à chacun des groupes, et en traitant chaque groupe comme s’il s’agissait d’un pays séparé. De tels groupes peuvent être définis en fonction du revenu, des régions géographiques ou administratives, du milieu urbain/rural, du sexe et de l’appartenance ethnique. L’utilisation d’IDH désagrégés aux niveaux national et sous-national permet de mieux souligner les disparités et les écarts : entre les régions, les sexes, les zones urbaines/rurales et les groupes ethniques. Les analyses rendues possibles par l’utilisation des IDH désagrégés devraient aider à orienter la formulation de politiques et la mise en place de mesures pour réduire ces écarts et ces inégalités ainsi qu’assurer une distribution appropriée des ressources financières.

A cet égard, la production d’un tel rapport est très utile afin de mieux refléter la situation du développement humain au Maroc en s’appuyant sur une approche adaptée au contexte national et prenant en compte les nouveaux outils et mécanismes de calcul de l’indice de développement humain ajusté aux inégalités

Je suis confiant que les conclusions de ce rapport ne manqueront pas de contribuer à enrichir les réflexions autour de la situation des jeunes et la prise en compte des nouvelles attentes de jeunes dans la formulation des politiques publiques aux niveaux national et territorial. Je formule le vœu que la contribution des partenaires en développement ne se limite pas aux travaux de cette journée, mais qu’elle se traduise au cours des années à venir par des actions concrètes, concertées et coordonnées afin de valoriser l’apport des jeunes dans le développement et la croissance économique du Maroc.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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