Projet d’appui à la réforme pénitentiaire pour une meilleure réinsertion sociale: La DGAPR, le Gouvernement du Japon et le PNUD lancent officiellement les unités de formation des détenus dans quatre prisons

27 janv. 2017

A l'atelier de menuiserie créé dans le cadre du projet d’« Appui à la réforme du système pénitentiaire pour une meilleure réinsertion sociale » (Photo : PNUD Maroc)

 

Lancé en mars 2016, le projet d’« Appui à la réforme du système pénitentiaire pour une meilleure réinsertion sociale » a été conçu afin de promouvoir la tolérance au sein de la population carcérale en accompagnant les détenus à risque à travers deux processus d'inclusion sociale : l’imprégnation de valeurs de tolérance et de modération à travers la participation à des débats et activités constructives avec les conseillers religieux et la formation à des métiers permettant l’intégration des détenus dans le monde du travail et par conséquent dans la société.

Après la formation de 40 membres de personnel de prison et de conseillers religieux, de 16 formateurs d’éducateurs pairs et de 220 éducateurs pairs - qui seront amenés à leur tour à sensibiliser jusqu’à 22 000 détenus pairs -, le coup d’envoi de cette nouvelle tranche du projet qui vise à renforcer les chances de réinsertion des détenus à travers la formation professionnelle a officiellement été donné ce mardi 24 janvier 2017.

Inaugurant les unités de formation des quatre sites bénéficiaires de Kénitra, Fès, Safi et Agadir à partir de la prison centrale de Kénitra,  cet événement a été présidé par M. Mohamed Salah Tamek, Délégué Général à la Délégation Générale à l’Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR), S.E.M. Tsuneo Kurokawa, Ambassadeur du Japon au Royaume du Maroc, et M. Philippe Poinsot, Coordonnateur Résident des Nations Unies et Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en présence de plusieurs partenaires du projet dont la Rabita Mohammadia des Oulémas qui, pour rappel, avait appuyé la DGAPR au cours du projet en matière de formation du personnel de prison et de conseillers religieux.

L’événement a été l’occasion d’échanges autour des réalisations du projet, de son état d’avancement et des potentielles pistes de coopération future. Après une réception officielle, les invités ont été guidés à travers une exposition de panneaux d’informations et de photos illustrant les ateliers implantés dans les 3 autres sites bénéficiaires.

Une plaque inaugurale du projet a été dévoilée conjointement par l’Ambassadeur du Japon et le Représentant Résident du PNUD. Les ateliers de menuiserie et de maroquinerie créés dans le cadre de cette initiative ont été visités en plus d’un atelier d’imprimerie antérieur au projet.

Il est à rappeler que le projet d’une durée d’un an et d’un budget global de 864 000 USD a été lancé par la DGAPR en partenariat avec le PNUD, l’appui financier de l’Ambassade du Japon et l’appui technique de la Rabita Mohammadia des Oulémas. Par ailleurs, le projet s’inscrit dans le cadre d’un programme plus global d’appui à la mise en œuvre de la stratégie de la DGAPR en partenariat avec le PNUD qui s’étend sur une durée de 4 ans (2016 – 2020) et qui a pour finalité l’humanisation des conditions de détention des prisonniers, la promotion de la tolérance au sein des prisons et la promotion de l’insertion socio-économique des détenus après leur libération.