A propos du PNUD au Maroc

La mission du PNUD au Maroc est double. De par l’expertise internationale dont il dispose, il propose au gouvernement marocain des analyses et des solutions adaptées aux défis de développement du pays. Par ailleurs, le PNUD joue un rôle de rassembleur et de coordinateur en mobilisant de nombreux partenaires nationaux et internationaux autour d’un même programme: la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Le portefeuille de programmes de développement du PNUD au Maroc s’articule autour de trois grands thèmes prioritaires :

1. Des modes de développement durable
2. Une gouvernance démocratique inclusive et efficace
3. Renforcement de la résilience

Que voulons-nous accomplir ?

Dans l’esprit des réformes entreprises par le Maroc pour renforcer la cohérence des politiques publiques, le PNUD a fait de l’approche holistique et intégrée le principal choix stratégique pour la conception et la mise en œuvre de ses programmes durant le cycle de coopération initié en 2012.

Ainsi, la priorité du nouveau programme de pays 2012-2016 du PNUD Maroc est d’appuyer le gouvernement et les partenaires clés en vue d’assurer une meilleure cohérence des politiques sectorielles en se focalisant sur l’accélération de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et en ciblant les populations et les zones les plus vulnérables.

Le programme du PNUD capitalise sur ses avantages comparatifs, ses expériences et réseaux de partenaires pour renforcer les liens entre les stratégies nationales et les programmes territoriaux et locaux, et contribuer à la consolidation des chantiers de décentralisation, de modernisation et de démocratie. Ainsi, le PNUD organise ses interventions de manière intégrée en renforçant les liens entre ses principaux domaines d’action : réduction de la pauvreté et de la vulnérabilité, droits humains y compris égalité des sexes, gouvernance et changements climatiques.

Quels sont nos résultats ?

 

En matière de lutte contre la pauvreté, le PNUD a fourni un appui déterminant à la formulation d’une politique sociale intégrée. Cette politique a été testée sur le terrain dans le cadre de grands programmes mis en oeuvre pour développer des compétences, des activités et des emplois aussi bien en milieu rural qu’urbain et périurbain. Toutes ces actions, le plus souvent menées dans les zones les plus démunies, ont été fondées sur une démarche participative et partenariale, englobant des acteurs institutionnels, des membres de la société civile et du secteur privé.

Le PNUD a également inauguré une nouvelle série d’activités génératrices d’emplois dans les provinces du Sud du Maroc. Par exemple, dans les oasis du Maroc, de nombreux agriculteurs ont appris à économiser la ressource (eau, sol…) tout en accroissant leurs revenus à travers le développement de techniques comme le goutte-à-goutte, l’utilisation de compost et l’introduction de cultures à forte valeur commerciale. Des dizaines de coopératives et de groupements féminins ont également été encadrés et formés.

Dans la chaîne oasienne qui s’étend de Guelmim à Tata par exemple, les femmes appuyées par le PNUD et ses partenaires ont fait revivre des métiers ancestraux comme la fabrication de tentes nomades ou la production artisanale de couscous.

Dans la même région, des jeunes ont été outillés pour vivre de la culture et de la transformation de plantes endémiques, comme le figuier de Barbarie, ou pour se lancer dans l’écotourisme. Dans l’Oriental, des femmes ont développé des activités génératrices de revenus en apprenant à valoriser les dattes et les nèfles. Dans le Tafilalet, des hommes et des femmes ont bénéficié du capital de bonnes pratiques engrangé par le PNUD et ses partenaires pour développer le tourisme vert, ainsi que la fabrication et le commerce d’une vaste gamme de produits du terroir, tandis que des jeunes apprenaient à sauvegarder les espèces menacées de palmiers et étaient initiés à l’utilisation de technologies vertes comme le pompage solaire.

Dans le domaine de la gouvernance, le PNUD a continué à appuyer des projets visant à moderniser les institutions et à appuyer le processus de décentralisation en cours. Le PNUD a ainsi amplifié son action en faveur de la bonne gouvernance locale en promouvant la planification stratégique participative du développement au niveau national et local et le cofinancement des projets locaux par des partenaires de la coopération décentralisée.

Un projet mené par le PNUD et ses partenaires marocains a concouru en 2012 à la finalisation du projet de loi relatif à l’Instance nationale de probité, de prévention et de lutte contre la corruption (ICPC). Cette loi devrait permettre à l’ICPC d’élargir ses prérogatives et de renforcer son indépendance. Des experts nationaux ont également été formés au suivi de la Convention des Nations Unies contre la corruption et des députés ont été fournis des outils pour le suivi de la mise en œuvre de la dite convention. 

Une autre activité lancée en 2012 a conduit à une analyse des risques de corruption dans le secteur de la santé. Avec l’appui technique du PNUD, de l’UNICEF, de l’Organisation Mondiale de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), le Ministère de la Santé a conçu un système d'information sanitaire basé sur un processus intégré de collecte, de traitement, de notification et d'utilisation de l'information sanitaire en vue d’éclairer les décideurs dans l'élaboration des politiques, l'exécution des programmes et la recherche en santé.

Dans le domaine du développement humain, une base de données en ligne dédiée au suivi et évaluation de ce sujet (www.albacharia.ma) a été également finalisée et rendue accessible au public.

Pour promouvoir le développement durable, le PNUD a poursuivi ses efforts de plaidoyer et d’appui aux politiques nationales. Le Maroc étant signataire d’une cinquantaine de conventions et traités internationaux portant sur la protection de l’environnement (à commencer par les trois grandes conventions issues du processus de Rio sur les changements climatiques, la biodiversité et la désertification), le PNUD intervient pour l’aider à tenir ses engagements.

Il travaille aussi activement à l’intégration de la problématique environnementale dans l’effort de développement et à la construction de synergies entre les différentes administrations. Alors que la dégradation de l’environnement s’accélère depuis une dizaine d’années, le PNUD coordonne plusieurs projets à valeur démonstrative dans des secteurs clés pour l’avenir du Maroc comme les énergies renouvelables, la conservation de la biodiversité ou la préservation des barrières oasiennes contre l’avancée du désert.

Grâce au travail du PNUD, des entreprises publiques et privées, des régies autonomes de distribution d’électricité, des ports et des aéroports, des laboratoires d’analyses des huiles contaminées et des douaniers ont été sensibilisés sur les risques liés à la manipulation des substances chimiques PCB (polychlorobiphényles) et sur les alternatives existantes, afin d’encourager le remplacement des équipements contaminés par des équipes propres.

Des responsables marocains ont été appuyés dans l’élaboration de normes et de guides techniques pour les professionnels de l’aménagement urbain, de la construction et de l’équipement ainsi que dans la formation de formateurs sur l’efficacité énergétique dans le bâtiment.

Dans la province d’Errachidia, une expérience innovante en matière de gestion des infractions environnementales a été portée par le PNUD en 2012 en coopération avec le ministère de la Justice et le département de l’Environnement. Les praticiens et gestionnaires des infractions environnementales – magistrats, gendarmes, élus et fonctionnaires communaux, agents des Eaux et Forêts, etc. – ont été formés au cadre juridique existant et aux aspects opérationnels de leur travail, comme l’organisation de missions de contrôle, la rédaction de procès verbaux ou encore la gestion informatique des données relatives aux infractions et aux poursuites.

La dynamique produite par le projet a abouti à la création d’une cellule environnementale au niveau du parquet d’Errachidia et à la mise en place d’un réseau d’acteurs locaux impliqués.

Qui sont les preneurs de décisions ?

La prise de décision au sein du PNUD est guidée par un processus de consultation continue avec les différents acteurs du Gouvernement. Comme l'indique le Plan d'action du programme de pays (PAPP), les décisions du PNUD par rapport aux priorités programmatiques, aux financements directs et indirects ainsi qu'à la mobilisation des ressources se font en étroite consultation avec les instances gouvernementales.

Combien sommes-nous ?

En 2012, le bureau du PNUD Maroc a consolidé ses efforts en vue de renforcer la synergie et la cohérence de ses interventions. Ainsi, la jonction établie durant le cycle précédent (2007-2011) entre les différentes composantes du programme (gouvernance, lutte contre la pauvreté, développement durable) a été renforcée, tandis que la structure du bureau était révisée pour mettre en place une seule « équipe programme intégrée ».

Le bureau a par ailleurs accordé une importance particulière à l’approche genre et a veillé à assurer une meilleure intégration du genre dans la constitution de ses effectifs. Une parité parfaite a été atteinte au niveau des postes professionnels puisque 7 sur 14 sont occupés par des femmes. De même, en cas de vacance de postes, les candidatures féminines sont encouragées. L’approche genre est également prise en considération dans la constitution des différents comités de gestion du bureau.

Personnel PNUD

Nombre

Staff International PNUD 

2

Staff national (CDD) PNUD

28

Service Contract PNUD

2

Service Contract Projets

13

Consultant 

15

VNUs internationaux

4

VNUs nationaux

0

Total

64

Error

Nos consultants

Nom ou nombre de Consultant Contrat de service  Date du contrat Montant du contrat 

Agri-consulting

001/2012  
PO 2435

26/03/2012

440 500 MAD

AGILIS Consultants

002/2012
PO 2161

13/11/2012

37 970 EUR

Fellah Conseil

02/2013
PO 2722

01/04/2013

736 000  MAD

North South Consultants Exchange

03/2013
PO 2636

08/04/2013

48 949 USD

CCGEO Consulting

04/2013
PO 2777

08/04/2013

72 800 EUR

Guiseppe Harold MATTRAVERS MESSANA

IC 2013/011
PO 2650

08/04/2013

35 600 USD

Moulay Ahmed IBRAHIMI

IC 2013/004
PO 2568

30/01/2013

240 000 MAD