A propos du Maroc

Introduction

chefchaouenQuartier chefchaouen crédit: PNUD

 

Suite à la réforme constitutionnelle adoptée en juillet 2011 et aux élections législatives de novembre 2011 qui ont abouti à un nouveau gouvernement, l’année 2012 a ouvert une nouvelle page dans la gouvernance du pays. Elle a été marquée par l’engagement de réformes législatives et institutionnelles visant la mise en œuvre de la nouvelle constitution, centrées sur cinq chantiers prioritaires : la régionalisation avancée, le renforcement des mécanismes institutionnels et consultatifs, la mise à niveau des services publics et de l’administration, l’évaluation des politiques et la redevabilité sociale.

 

Les préoccupations environnementales occupent une place de plus en plus grande dans les plans et stratégies de développement adoptés, avec une attention grandissante accordée aux énergies renouvelables et à l’exploitation rationnelle des ressources hydriques.

Histoire

Depuis l’Antiquité, plusieurs civilisations ont influencé le Maroc. Chacune a marqué le territoire d’une empreinte indélébile. C’est l’origine d’un patrimoine historique incomparable.

Les différentes civilisations qui se sont succédé au Maroc ont chacune influencé notre identité. Ce qui explique sans doute la tolérance et l’ouverture d’esprit des Marocains. Ici, pas de choc des cultures, plutôt une rencontre et un partage.

 

La légende raconte que c’est Hercule qui créa le Maroc en ouvrant le détroit de Gibraltar. Quoi qu’il en soit, la présence de l’homme y est attestée depuis au moins 300 000 ans. Peuplé à l’origine par les Berbères, le pays s’ouvre à l’influence des Phéniciens et des Carthaginois, puis se soumet jusqu’au Ve siècle aux Romains. Ils laisseront des traces, comme le site de Volubilis, qui témoignent de la prospérité liée aux productions agricoles. Dès 647, débutent la conquête arabe et l’islamisation.

 

La tolérance religieuse, l’héritage andalou et la prospérité de ces dynasties engendrent les trésors qui font aujourd’hui la richesse culturelle, artistique et architecturale du pays. Dès le XVIe siècle, les empires de souche arabe, saadiens puis alaouites, ont assuré l’unité et l’indépendance du Maroc. Aujourd’hui, le Maroc est dirigé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, intronisé le 30 juillet 1999 ; il est le 23e roi de la dynastie alaouite dont le pouvoir a débuté au milieu du XVIIe siècle. La monarchie assure l’unité du pays, et le règne de Mohammed VI est marqué par la volonté d’édifier un État démocratique, solidaire et moderne, respectueux de ses traditions et de son identité.


Source : http://www.visitmorocco.com/

Défis


L’inégalité en termes de consommation des ménages, base de calcul de la pauvreté monétaire, traduit cependant des écarts importants entre les plus aisés et les plus pauvres. En 2007, la dépense annuelle moyenne des 10% les plus aisés en milieu urbain était 18,6 fois celle des 10% les plus pauvres en milieu rural. Cependant, l’indice de Gini au Maroc reste inférieur à celui de grands pays émergents comme la Chine, le Brésil ou l’Afrique du Sud.

 

Aujourd’hui, le Maroc est classé dans la tranche inférieure de la catégorie des pays à revenu intermédiaire. Le pays est en bonne voie de réaliser, à l’horizon 2015, les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) fixés par les Nations Unies. Il est également engagé dans le processus de mise en œuvre des principes directeurs de la Déclaration de Paris et du Programme d’action d’Accra qui en découle. Cet engagement s’est traduit par l’adoption de nouvelles méthodes de gestion des fonds publics axé sur les résultats, dans le sens de l’optimisation de leur utilisation, l’amélioration de la transparence budgétaire et le renforcement du rôle des institutions de contrôle.

 

Pour consolider ses efforts de développement, le Maroc a initié un grand chantier structurant. Il s’agit de la régionalisation avancée, dossier ouvert à la réflexion depuis le 3 janvier 2010, lorsque SM le Roi a institué une commission consultative sur le sujet. Le but de cette nouvelle réforme est de favoriser une large participation de la population à la conception et à la mise en œuvre des plans de développement régionaux et de prendre en considération les particularités des territoires et les besoins spécifiques des populations d’hommes et de femmes dans ces territoires.

 

Au regard de ses ambitions et des exigences d’accélération de la croissance dans un contexte international incertain, le Maroc doit relever deux défis majeurs :

 

- Une plus grande célérité dans la mise en œuvre des réformes structurelles, pour permettre une préparation optimale des entreprises et du tissu économique à l’insertion dans l’économie mondiale ;
- La convergence et l’intégration des diverses politiques sectorielles engagées sous forme de plans ou programmes nationaux et de leurs déclinaisons territoriales. La plupart des stratégies sectorielles ayant été développées selon des visions, des logiques macroéconomiques, des objectifs et des mécanismes de financement propres à chaque secteur, ce travail complexe exige des processus de concertation et d’appropriation qui n’ont pas encore été suffisamment activés.

Résultats

Alt text for sample imageSemences à Ouled Sghrar- région Tanger/Tetouan

 

Ces nouveaux pas dans la modernisation de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance font suite à plusieurs années de réformes macroéconomiques et structurelles au bénéfice des performances économiques du royaume. Ainsi, le PIB réel a enregistré un taux de croissance annuel de 4,7% entre 2000 et 2009, alors que le taux d’inflation ne dépassait pas 2%.

 

Durant la même période, le revenu brut disponible par habitant a crû de plus de 4%. Cette amélioration a bénéficié à toutes les catégories sociales, mais davantage aux classes modestes et aisées qu’aux classes moyennes. Après s’être creusées au cours des années antérieures à 2000, les inégalités sociales se sont de ce fait stabilisées. Conjuguée au ciblage géographique des ressources publiques, notamment à travers les actions conduites dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), cette tendance a réduit à 9% en 2007 un taux de pauvreté relative qui dépassait 16% en 1998.